
Synopsis du spectacle :
Ils.
Une porte-parole pour eux.
Un… deux… plusieurs tabourets qui se dévoilent devant un public qui ne veut ni voir ni être vu. Cachés. Camouflés en tabourets devant…
Les yeux de tous les aveugles de ce monde stupide, aride et irréel.
Mais réel.
Tout à fait réel.
Et c'est sordide.
Très sordide.
Leurs expériences. Leurs vies. Leur normalité, qui se superpose à une vie quotidienne « différente » : mais en quoi consiste cette normalité, nous ne pouvons plus le savoir.
L'histoire d'une seule voix se transforme en la superposition de dizaines, de centaines, de milliers de voix différentes et toujours identiques, dans un kaléidoscope de misère et de solitude.
Une salle de jeux où règne une solitude désespérée, emplie de fumée, de caféine et d'excréments involontaires.
Racontée par une jeune voix féminine dont la vie, au lieu de s'ouvrir au monde extérieur, se replie sur elle-même, sombre dans un tourbillon qui s'effondre, engloutit, submerge tout : la famille,
L'amour, l'amitié, le travail. Tout.
Tout se transforme en un tissu de mensonges dans lequel le joueur compulsif reste inexorablement empêtré, embourbé dans une fange où il est contraint de s'enfoncer pour se cacher.
La colère et l'euphorie initiales se transforment en confessions de plus en plus intimes et secrètes, de plus en plus profondes et embarrassantes.
Mais à présent, il ne ressent plus aucune gêne.
Il était tourmenté par le désir de se flageller, de s'humilier jusqu'à s'anéantir et de disparaître pour renaître sous la forme d'une machine à sous.
Il n'y a pas de solution.
Il n'y a pas d'échappatoire.
Il ne reste que le désir de raconter son histoire.
Enfin honnête.


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